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LES CONNAISSANCES SUR LES MATERIAUX
ET TECHNIQUES SONT LE PRINCIPAL CAPITAL

Car Paint Care se concentre sur la réparation de dégats dans la peinture

On n'est jamais trop vieux pour apprendre; telle est la devise de Tom Reintjes, qui s'est spécialisé avec Car Paint Care dans la réparation de dégâts dans la peinture. Principalement pour le compte de bureaux d'expertise, de compagnies d'assurances et de multinationales, il sillonne tout le pays pour refaire briller des voitures comme neuves. Il vient à bout d'environ 97% des dégâts dans la peinture mais chaque jour est une nouvelle occasion d'apprendre de nouvelles techniques et de se rapprocher encore des 100%.


EN ATTENTE D'UNE OPPORTUNITE

Neuf mois. C'est le temps que Tom Reintjes a dû patienter en 1990 avant de pouvoir démontrer son savoir-faire. "Tout a commencé par une question d'un expert en assurances qui me trottait toujours dans la tête. Il était embêté car il avait cent voitures avec des projections de peinture, qui devaient toutes passer par la cabine de pulvérisation pour une réparation coûteuse. Ne pouvait-on rien y faire? Avec un ami, lui sur le marché néerlandais, moi en Belgique, nous nous sommes attaqués à des solutions aux problèmes les plus courants. Lorsque nous nous sommes mis au travail au début des années 90, nous pouvions résoudre environ la moitié des problèmes de peinture. Il a fallu attendre qu'un expert veuille tenter l'aventure avec nous. Au début, notre prix très bon marché par rapport à un nouveau passage par la cabine de pulvérisation n'a pas été un atout du tout. On doutait que nous puissions tenir nos promesses. Jusqu'à ce qu'une opportunité nous soit offerte après neuf mois. La machine s'est alors mise en route et ne s'est plus arrêtée depuis."


DEGATS DANS LA PEINTURE MAITRISES

Pouvoir réparer 97% des dégâts dans la peinture. C'est un beau bilan. "Les problèmes les plus courants sont les projections de peinture et l'oxydation superficielle. Les saletés comme le béton, le calcaire ou le goudron et les dégâts causés par le feu ne posent pas de problème non plus. Nous pouvons en fait éliminer tout ce qui tombe sur la peinture sans dommages, même si ces choses sont déjà légèrement incrustées dans le vernis. Il s'agit toujours de combiner les bonnes techniques et les bons produits. Ce ne sont plus du tout les mêmes qu'au début. Les voitures et la peinture ne sont d'une part plus les mêmes. D'autre part, la technique a également évolué. Au début, j'exécutais quasiment tout manuellement, car les machines ne fournissaient pas la qualité que je recherchais. Aujourd'hui, le matériel est bien plus performant.

Prenez par ex. l'introduction des polisseuses excentriques. Avant, le polissage se faisait en trois phases. Aujourd'hui, je m'en sors parfois en une fois et avec un seul produit. C'est bon pour mes articulations", plaisante Reintjes. “Il ne faut jamais penser qu'on sait tout. Même si vous maîtrisez une réparation à la perfection, une nouvelle avancée peut parfois la rendre encore plus performante. C'est pourquoi on a beaucoup à apprendre des jeunes. Ils jettent un regard impartial sur des techniques que vous utilisez peut-être vous-même par habitude. Je ne crois pas en le fossé des générations. C'est une question de mentalité, pas d'âge. Je suis par ailleurs impressionné par les connaissances techniques des jeunes belges. Aux Pays-Bas, c'est moins flagrant."


CONNAISSANCES: PRINCIPAL CAPITAL

Concernant l'approfondissement des connaissances, Reintjes joint le geste à la parole. Il vient encore de suivre une formation en polissage profond (égalisation de la peinture et restitution de brillance en cas de rayures profondes) et cherche à présent des solutions pour effacer les graffitis de voitures. Tous les graffitis. Il vient déjà à bout de 90% mais veut atteindre les 100% avant de proposer ses services aux clients. "Les ficelles du métier sont mes secrets du chef. Mais le jour où j'arrêterai, je trouverai bien une solution pour les transmettre. J'aime étudier des choses quasiment impossibles, des processus semblant irréversibles. C'est un processus ne s'arrêtant jamais.

Pour le moment, je me plonge par ex. dans la nanotechnologie et sur l'impact que cela pourrait avoir sur mon métier. Les connaissances que j'ai acquises moi-même sur les matériaux et les techniques sont mon principal capital. Je dois en grande partie mes prix serrés à ma capacité d'estimer très rapidement si je peux résoudre un problème. Je travaille, en effet, selon le principe 'no cure, no pay' pour garder le seuil le plus bas possible pour les nouveaux clients potentiels. Si je ne peux pas garantir de résultat parfait, je préfère passer mon tour. Sauf si le client insiste vraiment mais alors, je consigne sur papier que le résultat sera moins que parfait.“


UN PEU PARTOUT

26 ans. Durant cette période, Reintjes a noué des contacts avec quasiment tous les bureaux d'expertise et compagnies d'assurances et tous les garages de marque. Cela reste toutefois une branche difficile. "Le secteur automobile suit la conjoncture économique de près. En septembre 2008, le marché s'est effondré. Le consommateur limite alors ses dépenses. Ce n'est pas judicieux car il ne fait que postposer les problèmes. Plusieurs facteurs ont rendu le travail plus compliqué. Les dégâts dans la peinture ne sont plus intégrés en standard dans bon nombre de polices d'assurance. Les franchises ont, en outre, fortement augmenté. Il y a, enfin, aussi hélas des cow-boys sapant la confiance du marché en les experts en dégâts de peinture. Depuis l'an dernier, on note heureusement une reprise, la confiance est de retour sur le marché." Embaucher du personnel est cependant compliqué pour Reintjes. "Je répare en moyenne environ 400 voitures par an. Mais ma charge de travail est répartie de manière très irrégulière. Au dernier trimestre, j'ai par ex. déjà enregistré 200 réparations. Une semaine, je saute d'une réparation à l'autre et la semaine suivante peut être très calme. Trop irrégulier pour que du personnel soit rentable."


L'ETONNEMENT SOURCE DE SATISFACTION

Car Paint Care travaille généralement pour le compte de bureaux d'expertise et prend contact avec le client pour fixer le rendez-vous. Il peut choisir le lieu mais choisit la plupart du temps son propre garage. Comment le courant passe-t-il alors avec les garagistes? "Au début, il y a toujours beaucoup d'incrédulité. Repeindre leur semble la seule solution. On sent un peu de réticence car ils pensent que je veux leur prendre leur gagne-pain avec de belles paroles. Les experts en peinture, ils connaissent. Mais dès qu'ils voient le résultat, la réticence cède la place à l'étonnement. Ce sentiment me procure une grande satisfaction dans mon travail.

Il est plus difficile de collaborer ici qu'aux Pays-Bas. Chacun est très protecteur vis-à-vis de son affaire et a une peur bleue de renoncer à des avantages concurrentiels. Je ne mets toutefois pas tout le monde dans le même panier. J'ai collaboré étroitement pendant des années avec un garagiste de Brasschaat. Il conciliait un diplôme d'ingénieur et une passion pour le bricolage sur des voitures. Ses connaissances techniques théoriques m'ont été bien utiles pour mettre certaines techniques au point."


IMPORTANCE DE LA DIVERSITE

Reintjes se rend dans des garages dans tout le pays. Il a donc aussi vu le paysage changer. “Avant, il y avait bien plus de petites carrosseries. Aujourd'hui, elles reçoivent de plus en plus difficilement la reconnaissance des compagnies d'assurances pour la réparation de sinistres. Sans ce marché de la réparation, il leur est difficile de survivre. Une évolution néfaste pour le secteur. Vu qu'il y a moins de marge pour les investissements dans les plus petites entreprises, elles n'utilisent peut-être pas toujours le matériel le plus récent. Mais ce sont des personnes passionnées et compétentes. C'est justement la diversité qui garde les choses saines. Espérons donc que cette tendance s'inversera." Reintjes n'a, lui, plus de trop grandes ambitions professionnelles. “Je me penche toujours avec énormément de plaisir sur une voiture et serais ravi de trouver encore de nouvelles solutions. Je ne suis pas encore sur le point de raccrocher", conclut Reintjes. ?