Les systèmes stop-start réduisent consommation et émissions
SEG Automotive démonte les idées reçues et souligne l’impact en atelier
Bien que les systèmes stop-start soient utilisés en production de série depuis près de vingt ans, ils continuent de susciter des interrogations chez certains conducteurs. SEG Automotive profite de cette perception pour analyser les idées reçues et mettre en évidence les implications techniques pour l’atelier.
Technologie en production depuis 2007
SEG Automotive a introduit les systèmes stop-start en production de série en 2007 comme solution visant à réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2. Le principe est désormais largement répandu: le moteur est coupé à l’arrêt et redémarré automatiquement lorsque le conducteur repart.
Les systèmes reposent sur des démarreurs renforcés, conçus pour supporter un nombre de cycles bien plus élevé que les démarreurs conventionnels. Ces composants sont aujourd’hui utilisés à grande échelle dans les véhicules à moteur thermique.
Conçus pour des sollicitations élevées
Une inquiétude fréquente concerne l’usure liée aux redémarrages répétés. En pratique, les démarreurs stop-start sont spécifiquement développés pour ce type d’utilisation.
Ils intègrent des composants mécaniques et électriques adaptés, tels que des roulements renforcés, des engrenages spécifiques et une gestion optimisée. Les batteries AGM ou EFB ainsi que la gestion énergétique du véhicule sont également conçues pour ces cycles fréquents.
Pour l’atelier, le choix des pièces est déterminant: l’utilisation d’un démarreur standard ou d’une batterie inadaptée peut entraîner des dysfonctionnements.
Un diagnostic global nécessaire
Les systèmes stop-start ne fonctionnent pas de manière isolée, mais font partie d’un système de gestion énergétique global. Des paramètres tels que l’état de charge de la batterie, la température moteur, la température extérieure et les consommateurs électriques influencent leur fonctionnement.
En cas de dysfonctionnement, la cause ne se situe pas toujours au niveau du démarreur. La batterie, les capteurs ou la logique de gestion peuvent être en cause.
Un diagnostic correct nécessite donc une approche globale, incluant la lecture des codes défauts et le contrôle de l’état de la batterie.
Une désactivation non neutre
La désactivation manuelle du système est fréquente. SEG Automotive souligne qu’il ne s’agit pas d’un acte sans conséquence.
L’ADAC indique qu’une désactivation systématique peut aller à l’encontre de l’homologation du véhicule, celle-ci étant basée sur des mesures d’émissions réalisées avec le système actif.
Pour l’atelier, il est essentiel d’informer correctement les clients sur base de la réglementation en vigueur.
Vers des systèmes 48V
Parallèlement aux systèmes stop-start classiques, la technologie évolue vers des architectures 48 V avec générateurs-démarreurs entraînés par courroie. Ceux-ci combinent fonction stop-start, récupération d’énergie et assistance du moteur thermique.
Malgré cette évolution, le principe reste identique: optimiser l’utilisation de l’énergie en coupant le moteur lorsque cela est possible.
Un enjeu pour les professionnels
Pour les professionnels de l’automotivesector, les systèmes stop-start restent un point d’attention important, tant par leur présence généralisée que par leur impact sur le diagnostic, la gestion des batteries et le choix des composants.
