Plus de dommages sur le marché belge des véhicules d'occasion
La Belgique conserve sa 8e place dans l'indice européen de transparence
La fraude au kilométrage et les dommages cachés restent un problème persistant sur le marché belge des véhicules d'occasion, sans aucun signe d'amélioration rapide. La société de données automobiles carVertical analyse chaque année la transparence du marché automobile européen afin de déterminer les pays où l'achat d'un véhicule d'occasion est le plus risqué. Cette année, la Belgique se classe au 8e rang des 25 pays étudiés, derrière l'Allemagne (3e) et la France (5e).
Tendances en Belgique: la fraude au kilomètre et les dommages cachés
La fraude au kilométrage coûte des millions d'euros à la Belgique
L'étude de carVertical montre que des voitures dont le kilométrage a été manipulé sont encore vendues en Belgique. Cette année, 2,1% des véhicules contrôlés avaient un compteur kilométrique inversé. En moyenne, le compteur a été inversé de 66.000 km.
Pour mieux comprendre les conséquences financières de cette pratique, carVertical a mené une étude dans plusieurs pays européens au début de cette année.
Même selon un scénario prudent, les pays européens perdent ensemble environ 5,3 milliards d'euros par an à cause de la fraude au kilométrage. Pour la Belgique, la perte économique annuelle est estimée à environ 76,6 millions d'euros. Comme de nombreux cas ne sont pas détectés, les pertes réelles peuvent être considérablement plus élevées.
Le kilométrage est un critère important lors de l'achat d'un véhicule d'occasion. Certains privilégient un modèle affichant moins de 100.000 km, tandis que d'autres fixent la limite à 200.000 km. "Les voitures affichant un kilométrage élevé sont plus difficiles à vendre, ce qui pousse certains vendeurs malhonnêtes à falsifier le compteur afin de rendre le véhicule plus attractif et d'augmenter leurs profits", explique Matas Buzelis, expert automobile chez carVertical.
Forte proportion de véhicules importés
Le marché belge est également fortement influencé par les importations. Pas moins de 55,2% des véhicules contrôlés provenaient de l'étranger. Les voitures importées sont plus susceptibles de présenter des kilométrages manipulés ou des dommages cachés.
Hausse des véhicules endommagés
Selon l'étude, 54,1% des véhicules en Belgique ont un historique de dommages enregistré, contre 30,5% en 2024. Le montant moyen des sinistres s'élevait à 4.800 euros.
L'âge moyen des véhicules contrôlés en Belgique était de 9,2 ans, contre 8,7 ans en 2024, ce qui indique que les acheteurs belges sont légèrement plus enclins à choisir des véhicules plus anciens.
Les marchés les plus transparents: le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne
Le Royaume-Uni occupe à nouveau la première place dans l'indice de transparence. Seuls 2,3% des véhicules ont un kilométrage inversé et 17% seulement ont un historique des dommages. Le Royaume-Uni étant l'un des rares pays européens à pratiquer la conduite à gauche, il est moins dépendant des importations. Seuls 2,3% des véhicules contrôlés provenaient de l'étranger.
L'Italie, l'Allemagne, la Suisse et la France complètent le top 5 des marchés les plus transparents.
Les marchés d'Europe de l'Est restent les plus risqués
Les cinq pays les moins transparents sont restés inchangés par rapport à l'année dernière: l'Ukraine, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie et l'Estonie.
Comment l'indice de transparence est-il calculé? L'étude a analysé les rapports sur l'historique des véhicules achetés entre septembre 2024 et août 2025. L'indice est basé sur six indicateurs: pourcentage de véhicules avec compteur inversé, kilométrage moyen inversé, pourcentage de véhicules endommagés, valeur moyenne des dommages, proportion de véhicules importés et âge moyen des véhicules contrôlés.
