Le coût de la voiture pèse sur le budget familial
Six Belges sur dix ressentent l'impact, mais continuent à rouler
La hausse du coût de la voiture pèse de plus en plus sur le budget familial. Les Belges ne délaissent toutefois pas massivement leur véhicule. Ils l'utilisent surtout de manière plus réfléchie et cherchent à limiter les coûts par leur conduite, l'entretien et les pneus.

Six automobilistes belges sur dix (60,1%) déclarent que le coût total de la voiture pèse aujourd'hui davantage sur le budget familial qu'auparavant. Il ne s'agit pas uniquement du prix à la pompe ou à la borne de recharge, mais également de l'entretien, des pneus, des assurances, du stationnement et d'autres dépenses. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par Auto5 auprès de 809 automobilistes belges.
"Nous ne roulons pas forcément moins, mais différemment", résume Auto5. Selon Olivier Renard, porte-parole d'Auto5, la voiture reste indispensable pour beaucoup de personnes, mais son utilisation est devenue moins automatique. "Pour un déplacement qui se faisait autrefois systématiquement en voiture, les automobilistes se demandent aujourd'hui plus souvent s'il est vraiment nécessaire, s'il peut être combiné avec un autre trajet ou s'il est possible de rouler de manière plus économique."
Une utilisation plus sélective
Plus de la moitié des personnes interrogées (54,1%) réfléchissent davantage avant de prendre la voiture. 50,3% utilisent moins facilement leur véhicule pour des trajets courts ou non essentiels. Cela ne signifie toutefois pas que les automobilistes se tournent massivement vers d'autres moyens de transport.
Quatre personnes sur dix optent plus souvent pour le vélo, les transports en commun ou la marche pour certains déplacements. Pour les vacances et les city-trips, seul un quart envisage plus souvent le train ou les transports en commun. La voiture conserve donc une place importante, mais son utilisation devient plus sélective.
La manière dont les automobilistes organisent leurs déplacements évolue également. 67,8% regroupent plus souvent plusieurs trajets, courses ou rendez-vous afin d'éviter de prendre plusieurs fois la voiture. Par ailleurs, 64,5% font le plein ou rechargent leur véhicule plus consciemment aux moments les plus avantageux et 51,1% adoptent une conduite plus souple afin d'économiser du carburant ou de l'énergie.
L'entretien peut limiter les coûts
Selon Auto5, les économies ne se réalisent pas uniquement à la pompe ou à la borne de recharge. L'état technique du véhicule peut également jouer un rôle dans la consommation et les coûts d'utilisation. Plus de la moitié des automobilistes (54,7%) déclarent reporter moins facilement l'entretien afin d'éviter des coûts plus élevés à long terme. Lors de l'achat de nouveaux pneus, 53,8% tiennent compte de leur durée de vie et de la consommation de carburant.
L'enquête montre néanmoins qu'une partie du potentiel d'économies reste inexploitée. 44,4% contrôlent la pression des pneus au moins une fois par mois ou avant un long trajet. Seuls 28,9% font régulièrement contrôler le parallélisme de leur véhicule, alors qu'une pression incorrecte des pneus et un mauvais parallélisme peuvent influencer la consommation et l'usure des pneus. 41,0% feraient plus rapidement effectuer un check-up technique si celui-ci pouvait contribuer à réduire la consommation.
"Beaucoup d'automobilistes recherchent le carburant le moins cher, mais sans s'en rendre compte, ils peuvent encore réaliser des économies sous le capot. Une pression correcte des pneus, une bonne géométrie et un entretien effectué à temps permettent non seulement de réduire la consommation, mais aussi d'éviter des réparations plus coûteuses à long terme. C'est un point d'attention particulièrement important pour les jeunes automobilistes", conclut Renard.
L'enquête en ligne a été réalisée pour le compte d'Auto5 du 8 au 18 mai 2026 auprès de 809 Belges, représentatifs selon la langue, le sexe, l'âge et le niveau de diplôme. La marge d'erreur maximale est de 3,02%.
