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Nouvelles règles en matière de responsabilité pour les marchandises défectueuses

Article juridique

Une cliente tombe dans l'escalier de votre salle d'exposition et estime que vous êtes responsable. Elle prétend que votre escalier est "défectueux" parce qu'il n'était pas entièrement terminé. Elle vous demande de la dédommager. Cette demande est-elle valable ?

Solange Tastenoye (juriste) - 20 mai 2026

Nieuwe regels voor aansprakelijkheid bij gebrekkige zaken

L'ancienne loi

L'article 1384, paragraphe 1, de notre ancien code civil stipule : "On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l'on a sous sa garde".

La nouvelle législation

La nouvelle législation prévoit que le gardien d'une chose est responsable sans faute du dommage causé par un défaut de cette chose.

Que signifie le terme "gardien" ?

Le "gardien" est défini dans la nouvelle loi (article 6.16 NBW) comme la personne qui a un pouvoir non subordonné de direction et de contrôle sur le bien (ici : l'escalier).

C'est le propriétaire qui est présumé être le gardien du bien, à moins qu'il ne prouve que la garde est dévolue à quelqu'un d'autre.

Qu'entend-on par "chose défectueuse" ?

Un objet est "défectueux" lorsqu'il n'offre pas, par l'une de ses caractéristiques, la sécurité que l'on est en droit d'attendre compte tenu des circonstances. Cela signifie qu'il faut désormais tenir compte des attentes légales en matière de sécurité: un objet est donc défectueux dès qu'il n'offre plus la sécurité que l'on est en droit d'attendre de lui.

Dans l'ancienne législation, il en allait différemment et le critère était de savoir si le bien avait une "caractéristique anormale" qui causait un préjudice à quelqu'un. Si l'article présentait une telle caractéristique anormale, il était considéré comme "défectueux".

Le "lien de causalité" entre le dommage et le défaut

Pour que l'article 6.16 NBW s'applique, il faut qu'il y ait un "lien de causalité" entre le défaut de la chose et le dommage. Cela signifie que sans le défaut de la chose (l'escalier), le dommage (du client) ne se serait pas produit.

En pratique, cela signifie que le tribunal peut encore laisser le gardien de l'affaire se tirer d'affaire s'il décide, sur la base des faits et des circonstances, que le dommage se serait produit même sans le défaut de l'affaire.

Les pièges...
Il incombe à la partie lésée de prouver le lien de causalité entre le dommage et le défaut.
En outre, selon les nouvelles règles, le gardien responsable et irréprochable de l'affaire ne peut plus invoquer la force majeure. Si la personne lésée elle-même, ou un tiers, est présumée avoir commis une faute, le gestionnaire du dossier peut se tourner vers elle et introduire une action récursoire.

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