Le Tesla Roadster adopte aspiration et propulseurs à gaz
Production prévue à partir de 2028, avec des technologies SpaceX
Tesla a présenté, le 15 octobre, un Roadster profondément remanié sur le site d'essais de SpaceX à McGregor, aux États-Unis. Cette sportive électrique associe une aérodynamique active à un système d'aspiration qui génère un appui supplémentaire. Des propulseurs à gaz froid optionnels renforcent l'accélération et permettent même des manœuvres aériennes au monoplace Rocket. Tesla vise un début de production en 2028. Sur le site belge, la Performance peut être réservée moyennant 50.000 €. Le Rocket n'est pas autorisé sur la voie publique.
Un nouveau départ après des années de retard
Cette nouvelle présentation intervient près de neuf ans après celle du précédent prototype de Roadster, en 2017. Tesla annonçait alors un début de production en 2020. Depuis, le dessin et les choix techniques ont été profondément remaniés.
Lors de la présentation, Elon Musk était accompagné de Lars Moravy, responsable du développement des véhicules, et de Franz von Holzhausen, responsable du design. La coopération avec SpaceX dépasse cette fois la simple référence au spatial: des technologies de l'entreprise constituent la base des systèmes de propulsion optionnels.
"C'est le résultat d'une étroite coopération entre les ingénieurs de Tesla et de SpaceX", déclare Musk.
Un appui supplémentaire dès l'arrêt
Le système d'aspiration sous la voiture constitue l'une des particularités techniques. Des ventilateurs extraient l'air présent sous le soubassement, tandis qu'un dispositif d'étanchéité aide à maintenir la dépression. Celle-ci génère une force qui plaque la voiture contre la chaussée.
L'avantage technique se manifeste surtout à basse vitesse. Alors qu'un aileron classique nécessite un écoulement d'air pour produire de l'appui, un système d'aspiration motorisé peut également fonctionner à l'arrêt. Tesla a illustré ce principe en maintenant le Roadster à l'envers sur une structure courbe pendant la présentation.
Des éléments aérodynamiques actifs complètent le dispositif. L'aileron arrière adapte son inclinaison pour augmenter l'appui ou réduire la traînée, selon les conditions.
Une poussée en complément des moteurs électriques
Les propulseurs à gaz froid optionnels exercent une force distincte de celle transmise aux roues par la motorisation électrique. Du gaz sous haute pression s'échappe par des tuyères et produit ainsi une force de réaction. Il n'y a pas de combustion comme dans un moteur-fusée classique.
Dans la configuration Thrust, les propulseurs arrière servent à renforcer l'accélération. Le Rocket ajoute des propulseurs répartis autour du véhicule pour permettre également des mouvements vers le haut et des rotations. Tesla a ainsi réalisé des sauts et une rotation dans les airs.
Ces démonstrations correspondent à un autre usage que la circulation sur la voie publique. Le Rocket est un monoplace, proposé uniquement sur invitation. Tesla précise expressément qu'il n'est pas homologué pour un usage sur la voie publique.

Annonce belge et temps de démonstration
Lors de la présentation, Tesla a montré une accélération de 0 à 60 mph en 0,81 seconde. Cela correspond à 96,6 km/h. Cette valeur ne peut donc pas être présentée comme un temps mesuré jusqu'à 100 km/h.
Sur son site belge, Tesla annonce toutefois pour le Thrust une accélération de 0 à 100 km/h en moins d'une seconde. Cette annonce du constructeur est distincte du résultat de démonstration et concerne la version équipée de propulseurs à gaz froid arrière. Les performances obtenues avec leur assistance ne peuvent pas être attribuées à la configuration Performance ordinaire.
Moravy évoque également une vitesse maximale supérieure à 370 km/h. Cette performance annoncée doit, elle aussi, être distinguée de résultats mesurés de manière indépendante avec une voiture de série définitive.
La Performance constitue la base
Tesla présente la Performance biplace comme la configuration destinée à la route, avec une aérodynamique active et le système d'aspiration. Le Thrust, également biplace, ajoute les propulseurs d'accélération arrière et est destiné au circuit. Le Rocket monoplace dispose du système de propulsion le plus complet.
La page belge du produit souligne que les fonctions et caractéristiques présentées concernent l'extension Thrust optionnelle. Leur disponibilité dépend en outre des exigences légales propres à chaque région.
Tesla adopte également une autre approche dans l'habitacle. Un volant ouvert dans sa partie supérieure commande une direction électronique. Une position d'assise fixe et des matériaux légers, dont le magnésium, le titane et la fibre de carbone, doivent limiter la masse.
Une autonomie différente de l'annonce initiale
Lors de cette nouvelle présentation, Tesla évoque une autonomie supérieure à 300 miles, soit un peu plus de 480 km. Cette annonce diffère des quelque 1.000 km avancés pour le prototype de 2017.
L'autonomie annoncée ne peut pas être considérée d'emblée comme une valeur WLTP homologuée pour le marché belge. Les caractéristiques européennes définitives devront préciser l'autonomie des différentes configurations selon cette procédure de mesure.
Réserver en Belgique à partir de 50.000 €
Sur son site belge, Tesla demande un montant total de réservation de 50.000 € pour la Performance. Une somme de 5.000 € est due immédiatement, puis 45.000 € dans les dix jours. Pour le Thrust, le total atteint 250.000 €, répartis entre 5.000 € immédiatement et 245.000 € dans les dix jours.
Ces sommes constituent des paiements de réservation, pas des prix de vente définitifs. Le Rocket est proposé uniquement sur invitation. Sa présence sur le site belge ne signifie par ailleurs pas que cette version sera disponible ici pour un usage sur la voie publique.
Le début de production annoncé pour 2028 correspond à un calendrier général. Il ne confirme pas encore une date de livraison précise pour les clients belges. La configuration définitive, l'homologation et les conditions de livraison détermineront quelles technologies présentées seront effectivement disponibles.