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Comment la Chine accroît encore la pression commerciale

Rubrique - Ferre Beyens, analyste/journaliste automobile

Column Ferre Beyens: "Digitale ontgifting"

Alors que la Chine innove à une vitesse vertigineuse, l'Europe est coincée dans un bricolage sans fin de règles fiscales "sensibles au climat". Au lieu d'alimenter la compétitivité technologique, nous continuons à débattre des normes d'émission et à investir des milliards dans des projets climatiques hautement spéculatifs. Tourmentée par l'impact pernicieux d'une transition énergétique - sous-tendue par la doctrine "net-zéro" - l'industrie automobile européenne aspire à un "oxygène" économique et la Chine ajoute à la pression concurrentielle. Non seulement avec des voitures qui débordent d'ingéniosité technologique, mais aussi avec une production axée sur l'automatisation. Surtout avec une production axée sur l'automatisation, où un nombre croissant de robots et de compétences en matière de pensée artificielle réduisent les coûts de fabrication et maximisent la qualité.

"La Silicon Valley chinoise illustre la quantité d'argent et d'ingéniosité intellectuelle nécessaire pour moderniser structurellement la production industrielle"

En attendant, les innovations techniques dont témoignent les voitures chinoises préfigurent une concurrence acharnée avec la Chine. La qualité et les prix deviendront supérieurs à ce que proposent les constructeurs occidentaux. Pour les constructeurs automobiles "établis", le défi devient donc encore plus grand. Car les Chinois produisent déjà plus vite et plus efficacement. Et ce, à des prix raisonnables. Grâce à l'automatisation intensive des chaînes de montage et à l'utilisation massive de la robotique avancée. Des méthodes de production innovantes, développées à une vitesse vertigineuse par une armée d'ingénieurs hautement qualifiés sur le plan technique.

La course à l'intelligence artificielle ne se déroule pas seulement dans la Silicon Valley. Shenzhen, autrefois un humble village de pêcheurs, est devenu en quelques décennies un point névralgique de la technologie internationale et n'est pas appelé pour rien la "Silicon Valley chinoise". Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle la "Silicon Valley chinoise". Mais aussi en raison d'une très forte concentration de talents techniques et de la naissance d'un grand nombre de start-ups prometteuses. Ce n'est qu'à Shenzhen que l'on voit clairement combien d'argent et d'ingéniosité intellectuelle la Chine investit dans la modernisation de ses processus industriels. Alors que la Chine innove, entre autres, dans sa production automobile, le constructeur européen se voit imposer une politique industrielle axée sur le climat. Une politique qui ne pourra jamais conduire au renforcement indispensable de la compétitivité technologique de l'Europe.

De 189 000 à plus de 2 000 000 de robots industriels en une décennie. La Fédération internationale de la robotique (IFR) représente des associations de robots, des fabricants de robots et des instituts de recherche. Selon cette fédération, le paysage industriel chinois a connu une intense transformation technologique au cours de la dernière décennie, le nombre de robots industriels ayant explosé, passant de 189 000 à plus de deux millions. Cette augmentation ne doit-elle pas être attribuée à l'importance de la population chinoise? Non, car avec une armée de robots de 2 000 000 d'unités, la Chine produit avec 567 robots pour 10 000 ouvriers. Il y en a 449 en Allemagne, 307 aux États-Unis et à peine 104 en Grande-Bretagne.

Si, comme l'affirment d'éminents économistes, une automatisation accrue entraîne une augmentation de la productivité et constitue un indicateur de la croissance économique, cette densité de robots montre que les fabricants occidentaux sont confrontés à des défis encore plus importants. Après tout, la part croissante de la Chine dans l'industrie manufacturière mondiale n'est pas seulement due à cette impressionnante densité de robots. À moins que nous n'oubliions la domination de la Chine sur les chaînes d'approvisionnement mondiales et ses énormes réserves de matières premières, en plus de ses produits finis plus abordables. Ou bien nous refusons de voir que la Chine mène une politique énergétique libérée de toute hystérie climatique, alors que nos usines automobiles ont été manœuvrées dans une position de production désespérée avec une énergie au coût prohibitif.

L'influence de la technologie chinoise, ainsi que leur production automatisée avancée, d'autre part, démontrent la capacité de la Chine à répondre de manière flexible et efficace à des conditions de marché en évolution rapide. Cela aussi oblige les fabricants occidentaux à renforcer leur pouvoir d'innovation. En effet, les automatismes chinois, pilotés par la pensée artificielle, ont également fortement accéléré la vitesse de développement de nouveaux modèles. Aujourd'hui, la Chine est déjà en mesure de développer et de déclarer un nouveau modèle de voiture prêt pour la production en deux fois moins de temps que la plupart des constructeurs automobiles européens.

Les "experts", qui affirmaient à l'époque que les VE créeraient plus d'emplois, mettent aujourd'hui en garde contre les pertes d'emplois que la robotique supplémentaire entraînera. La robotique coûtera sans aucun doute des emplois. Mais la robotique guidera également les travailleurs vers de nouveaux emplois de haute technologie. Il est vrai que la Chine, sous la bannière du "jiqi huanren " - qui signifie en chinois "remplacer les gens par des machines" - a accéléré l'automatisation pour faire face à l'impact du vieillissement de la population. La politfique du "maximum d'un enfant" d'antan menaçait les industries à forte intensité de main-d'œuvre d'un problème démographique exceptionnel. Une automatisation accrue permettrait de compenser ce déclin démographique. Mais en automatisant davantage, les Chinois sont devenus encore plus compétitifs et les taux de production ont dû être constamment augmentés. L'automatisation ne peut donc que coûter des emplois. Mais que nous apprend surtout l'automatisation en Chine? Que les pertes d'emplois les plus importantes se profilent dans les usines qui ne sont pas automatisées.

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Écrit par Ferre Beyens3 février 2026
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