Les particuliers reprennent du terrain sur le marché automobile
L’électrification se stabilise, l’occasion progresse
Le marché automobile belge confirme au premier trimestre 2026 une évolution structurelle déjà perceptible en 2025. Les chiffres d’immatriculations mettent en évidence trois tendances majeures: le retour progressif des particuliers, un rééquilibrage des motorisations les plus immatriculées et une électrification qui stagne pour les voitures neuves mais progresse sur le marché de l’occasion.

Les particuliers au plus haut niveau depuis des années
Au premier trimestre 2026, les clients particuliers représentent 48,8% des immatriculations de voitures neuves, contre 41,7% sur l’ensemble de l’année 2025, soit une hausse de +7,1 points. À l’inverse, la part des clients professionnels recule à 51,2%, contre 58,3% en 2025.
Cette évolution traduit un double phénomène. D’une part, une normalisation progressive des achats privés après plusieurs années perturbées par l’inflation, les délais de livraison et les changements fiscaux. D’autre part, un effet de saturation dans certains segments de flotte déjà renouvelés entre 2021 et 2024.
L’électrification en phase de consolidation
En ce qui concerne les motorisations, l'électrification du marché des voitures neuves, après plusieurs années de croissance rapide, entre dans une phase de consolidation. La transition ne s’arrête pas, mais se stabilise sous l’effet d’un arbitrage plus rationnel des consommateurs.
Les motorisations électrifiées (HEV, PHEV, BEV) représentent 52,7% du marché des voitures neuves en 2026, soit un léger recul par rapport à 2025 (-2,9 points). La part des véhicules 100% électriques (BEV) se stabilise à 34,7%, sans évolution.
Les hybrides non rechargeables (HEV) poursuivent une croissance modérée (+0,7 point), tandis que les hybrides rechargeables (PHEV) reculent de 3,5 points. L’essence progresse à 44,4% (+3,8 points), profitant de la prudence budgétaire des particuliers. Le diesel poursuit son déclin structurel et tombe à 2,3%.

Le marché de l’occasion reste dominant
Les immatriculations de voitures d’occasion ont légèrement reculé au premier trimestre 2026 (-2,3%), mais représentent toujours 61,5% du marché, soit près de deux immatriculations sur trois en Belgique.
Ce marché reste dominé par les particuliers, qui représentent 90,7% des immatriculations et recherchent avant tout une solution rapidement disponible et abordable.
Dans l’occasion, l’essence reste dominante avec 56%, tandis que le diesel recule à 22,7%. Les motorisations hybrides progressent (15,3%) et les véhicules électriques gagnent du terrain, mais restent limités à 5,5%.

Des comportements différents selon le type d’acheteur
Les comportements d’achat restent très différenciés selon le type de client.
Chez les particuliers, l’essence domine largement avec 62,8% des immatriculations. Les hybrides non rechargeables (HEV) représentent 20,3% du marché, tandis que les véhicules 100% électriques atteignent 8,7%.
Du côté des professionnels, le contraste est marqué. Les véhicules 100% électriques représentent 59,5% des immatriculations et constituent la norme. L’essence joue un rôle secondaire avec 26,9%, tandis que les motorisations hybrides, rechargeables ou non, totalisent 11,3% comme solutions de transition.
La fiscalité continue de structurer fortement le marché professionnel, tandis que les particuliers adoptent une approche plus pragmatique et diversifiée.

Les voitures électriques d’occasion gagnent du terrain
Sur le marché de l’occasion, l’offre et la demande de véhicules électriques restent déséquilibrées. La demande demeure limitée, ce qui ralentit la rotation des stocks et pèse sur les valeurs résiduelles.
La part de marché des véhicules électriques d’occasion est passée de 3,2% à 5,5% en deux ans. En volume, cela représente 9.997 unités au premier trimestre 2026, soit environ 2.800 de plus qu’un an auparavant.
La Flandre reste le principal marché avec 69,1%, suivie par la Wallonie avec 20,3%. Bruxelles enregistre la plus forte progression.
Les immatriculations de véhicules électriques d’occasion sont plus équilibrées entre particuliers et entreprises, contrairement au reste du marché de l’occasion. Par ailleurs, la part du leasing d’occasion progresse également, passant de 4% à 7%.

