Le marché belge reste résilient
L’effet calendrier fausse les chiffres d’immatriculation de mai 2026
Le marché belge des immatriculations de véhicules neufs a enregistré au cours du mois de mai une évolution contrastée selon les segments, dans un contexte fortement influencé par un élément de calendrier: le mois écoulé comptait en effet deux jours ouvrables de moins qu’en mai 2025.

Ce simple facteur exerce un impact direct sur le volume d’immatriculations, celles-ci étant étroitement corrélées au nombre de jours d’activité des services administratifs et commerciaux.
Il convient dès lors de garder à l’esprit qu’à jours ouvrables comparables, le marché aurait affiché une performance sensiblement meilleure en mai 2026. En d’autres termes, la comparaison brute d’un mois à l’autre donne une lecture incomplète, voire biaisée, de la dynamique réelle du marché.
Voitures particulières
Évolution mensuelle: -2,08% / Évolution annuelle: -4,07%
Avec 33.625 immatriculations, le segment des voitures particulières neuves affiche une légère contraction de -2,1% par rapport à mai 2025.
Au vu du différentiel de jours ouvrables, ce recul doit être interprété avec prudence. Corrigé de l’effet calendrier, le marché des voitures particulières aurait vraisemblablement évolué de manière plus favorable.
Les résultats du mois de mai confirment également une légère reprise des immatriculations à mettre à l’actif des clients professionnels. En mars, ces clients représentaient 50% des immatriculations de voitures neuves. En avril, ce chiffre s’élevait à 51% tandis qu’en mai, il est désormais de 53%.

En cumul sur les cinq premiers mois de l’année, le marché résorbe légèrement son retard et atteint 185.232 immatriculations, soit -4,1% par rapport à la même période de 2025.
La répartition des motorisations reste fortement diversifiée. En mai, les voitures à essence représentaient 41,1% des immatriculations, devant les modèles à batterie électrique avec 37,4%, les hybrides avec 17,9% et les diesel avec 2,5%. En cumul, l’essence demeure la première motorisation avec 43,9% du marché, devant les véhicules à batterie électrique avec 35,7% et les hybrides avec 17,9%.
BMW domine le classement des marques en mai avec 3.741 immatriculations, devant Volkswagen (2.659), Peugeot (2.505), Audi (2.404) et Mercedes (2.040). Parmi les progressions les plus marquantes figurent Tesla (+74,6%), BYD (+75,4%), MG (+211,3%) et Leapmotor (+620,7%), tandis que Volkswagen (-24,7%), Dacia (-31,5%), Toyota (-25,2%) et Nissan (-55,5%) enregistrent un recul sensible.
Immatriculations de voitures neuves par marque
En cumul, BMW conserve la première place avec 20.192 immatriculations, devant Volkswagen (16.309), Mercedes (12.798), Audi (12.615) et Peugeot (12.343). Parmi les progressions les plus remarquables figurent MG (+104,5%), BYD (+92,1%), Leapmotor (+323,1%), Omoda (+533,1%) et Jaecoo (+486,1%). À l’inverse, Dacia (-23,3%), Toyota (-21,2%), Nissan (-45,1%) et Land Rover (-48,3%) reculent nettement.
Résultats nets par marque - avril 2026
Deux-roues motorisés
Évolution mensuelle: +5,88% / Évolution annuelle: +14,57%
Le marché belge des deux-roues motorisés neufs a enregistré 2.811 immatriculations en mai 2026, soit une hausse de +5,9% par rapport à mai 2025.
Fort d’un début d’exercice particulièrement dynamique, le marché cumulé des deux-roues motorisés figure toujours à un niveau record depuis la pandémie de COVID-19.
L’évolution annuelle atteint +14,6% par rapport aux cinq premiers mois de 2025. Avec 13.051 immatriculations depuis le début de l’année, le marché reste également en progression de +3,3% par rapport à 2024, qui faisait jusqu’à présent figure de référence à ce stade de l’année.

Le segment reste toutefois largement dominé par les motorisations thermiques. Les modèles à essence représentent encore 97,1% des immatriculations cumulées, tandis que les modèles à batterie électrique atteignent 2,2%.
BMW conserve la première place avec 387 immatriculations en mai, devant Yamaha (350), Honda (344) et Kawasaki (286). CF Moto poursuit sa progression remarquable et grimpe à la cinquième place avec 182 immatriculations sur le mois.
En cumul, BMW (1.781 immatriculations), Honda (1.756), Yamaha (1.623) et Kawasaki (1.343) occupent les quatre premières places du classement. CF Moto consolide sa cinquième position avec 946 immatriculations, soit une progression de +125,8%. Zontes (+153,7%), Benda (+214,3%) et Voge, absent des statistiques à la même période l’an dernier, figurent également parmi les marques les plus dynamiques.
Immatriculations de deux-roues motorisés neufs par marque
Véhicules utilitaires légers
Évolution mensuelle: -15,58% / Évolution annuelle: -6,29%
Les immatriculations de véhicules utilitaires légers (≤ 3,5 tonnes) atteignent en mai 5.072 unités, en recul de -15,6%.
Ce segment, particulièrement sensible à l’activité économique et aux cycles d’investissement des entreprises, est également celui qui subit le plus directement les effets de calendrier. La présence de deux jours ouvrables en moins accentue mécaniquement la baisse observée.
Ford reste le leader du segment avec 809 immatriculations, devant Renault qui en totalise 806. Mercedes complète le podium avec 782 unités.

En cumul, le marché totalise 30.127 immatriculations, soit -6,3% par rapport à la même période de l’an dernier. Ford conserve la première place avec 5.284 immatriculations, devant Renault (4.901) et Mercedes (4.371). Volkswagen progresse de +14,6%, tandis que Mercedes (+12,3%) et Toyota (+13,6%) affichent également une évolution positive. À l’inverse, Peugeot (-25,0%), Citroën (-25,8%), Opel (-31,2%) et Iveco (-28,3%) enregistrent un recul marqué.
La répartition des motorisations montre que le diesel reste largement dominant. En cumul, 82,6% des nouveaux véhicules utilitaires légers sont équipés d’un moteur diesel. Les hybrides représentent 6,4%, les modèles à essence 5,8% et les véhicules à batterie électrique 5,2%.
Immatriculations de camionettes neuves par marque
Véhicules utilitaires lourds
Véhicules utilitaires lourds (< 16 tonnes)
Évolution mensuelle: -11% / Évolution annuelle: -32,18%
Du côté des véhicules utilitaires lourds, les immatriculations de véhicules de moins de 16 tonnes reculent de -11%.
Les porteurs continuent à représenter la majeure partie du segment. Leurs immatriculations diminuent de -17,2% en mai, tandis que les tracteurs routiers passent d’une à sept unités.
En cumul, le recul atteint -32,2%, signe d’un contexte de marché qui reste difficile pour cette catégorie.
Véhicules utilitaires lourds (≥ 16 tonnes)
Évolution mensuelle: -9,28% / Évolution annuelle: -10,45%
Les immatriculations de véhicules de 16 tonnes et plus diminuent de -9,3% en mai.
Il convient toutefois de souligner les différences de dynamique entre sous-segments. Les immatriculations de porteurs reculent de -26,8%, tandis que les tracteurs routiers progressent légèrement de +2,2%.
En cumul, le recul atteint -10,5% par rapport aux cinq premiers mois de l’année dernière.
Ici encore, l’impact du calendrier doit être pleinement intégré à l’interprétation des résultats mensuels. La dynamique sous-jacente du marché apparaît en effet plus favorable que ne le suggèrent les chiffres bruts du mois.
