L'ACEA salue l'accord commercial UE-Chine
L'accord pourrait apaiser les tensions autour des hybrides chinois
L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) salue l'accord provisoire annoncé entre la Commission européenne et la Chine, qu'elle considère comme une avancée positive pour réduire les tensions commerciales. Les deux parties se sont notamment entendues sur le commerce des véhicules hybrides. Selon l'ACEA, il faudra encore suivre l'évolution de la situation et évaluer l'impact de la forte hausse des importations sur le marché automobile européen.
Le 9 octobre, la Commission européenne et la Chine ont conclu à Pékin une série d'accords destinés à stabiliser et à rééquilibrer leurs relations commerciales. L'ACEA accueille positivement cette annonce, tout en attendant des précisions sur sa mise en œuvre. L'association attire surtout l'attention sur la forte progression des véhicules hybrides chinois sur le marché européen.
Au premier semestre 2026, les marques chinoises représentaient 14% du segment européen des hybrides non rechargeables, contre 2% en 2024. Dans celui des hybrides rechargeables, leur part est passée de 2% en 2024 à 25% au premier semestre 2026. Ces pourcentages correspondent à la part des marques chinoises dans chacun de ces segments.
L'ACEA plaide pour une évolution ordonnée du marché
Sigrid de Vries, directrice générale de l'ACEA, estime qu'un bouleversement rapide du marché et une guerre des prix semblable à celle observée en Chine pourraient perturber l'économie européenne. Selon elle, l'annonce pourrait contribuer à assurer une évolution ordonnée de la présence des marques chinoises sur le marché européen. L'ACEA considère que cela servirait les intérêts à long terme de toutes les parties.
La déclaration commune de l'UE et de la Chine fait état d'une entente sur le commerce des véhicules hybrides, dans le respect des règles de l'Organisation mondiale du commerce. Les deux parties poursuivront également les procédures relatives aux engagements de prix des entreprises et aux réexamens dans le cadre de l'enquête antisubventions sur les voitures électriques à batterie. Elles ont aussi convenu, entre autres, de continuer à faciliter, par une procédure accélérée, les licences d'exportation vers l'UE de terres rares et d'aimants permanents.
Les bus et camions doivent aussi être surveillés
L'ACEA souligne que d'autres questions devront encore être traitées. L'association évoque notamment les perturbations que les importations pourraient entraîner dans des segments tels que les bus et les camions. L'UE et la Chine prévoient de poursuivre leurs discussions et tiendront une prochaine réunion ministérielle en mars 2027.