Gand teste une station de recharge bidirectionnelle
Les voitures partagées au service du réseau
Avec une nouvelle station de recharge vehicle-to-grid installée sur la place Spaanskasteelplein, la Ville de Gand étudie comment les véhicules électriques peuvent contribuer à stabiliser le réseau électrique. Ce projet pilote associe recharge intelligente, mobilité partagée et stockage d'énergie au sein d'une même infrastructure publique jusqu'à la mi-2027.
Recharger et restituer l'énergie
Une station de recharge particulière a été mise en service sur la place Spaanskasteelplein à Gand. Cette installation pilote comprend quatre bornes et huit points de recharge permettant non seulement de recharger les véhicules électriques, mais aussi, dans certains cas, de restituer de l'électricité au réseau. La Ville de Gand et ses partenaires souhaitent ainsi étudier le rôle que peuvent jouer les véhicules électriques dans la stabilité du réseau.
Deux des huit points de recharge sont réservés à des Renault 5 de Mobilize Share. Ces véhicules sont équipés de la technologie vehicle-to-grid (V2G), qui leur permet de réinjecter l'énergie stockée dans leur batterie lors des périodes de forte demande électrique.
Des batteries mobiles au service du réseau
La progression de la mobilité électrique, des pompes à chaleur et de la production locale d'énergie solaire entraîne de nouveaux défis pour le réseau électrique. Grâce à ce projet pilote, les partenaires souhaitent déterminer si les véhicules peuvent contribuer à absorber les pics de consommation.
"Les voitures électriques sont en réalité des batteries sur roues. La plupart du temps, elles restent immobiles. Avec ce projet pilote, nous testons la possibilité d'utiliser plus intelligemment ces véhicules à l'arrêt: les recharger lorsqu'il y a beaucoup d'électricité disponible et réinjecter cette énergie lors des pics de consommation. Nous expérimentons ainsi davantage de possibilités de recharge sans surcharger inutilement le réseau", explique Filip Watteeuw, échevin de l'Environnement, du Climat et de l'Énergie.
La Ville de Gand et l'Université de Gand analyseront si une station regroupée est plus efficace que des bornes dispersées, quelle est la valeur ajoutée de la technologie V2G lors des pics de demande et si les véhicules partagés, dont la disponibilité est prévisible grâce aux réservations, constituent un avantage pour la gestion du réseau.
Des tarifs plus avantageux
Outre les deux véhicules partagés, six points de recharge sont accessibles à tous les conducteurs de véhicules électriques. Ils utilisent un système de recharge intelligente qui adapte la puissance de charge à la capacité disponible du réseau.
La recharge peut ainsi prendre un peu plus de temps qu'avec une borne classique, mais elle est proposée à un tarif inférieur.
"Ce projet n'est pas seulement une première technologique pour la ville, il constitue également une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Gantois. Grâce à des bornes publiques proposant des tarifs plus avantageux, la mobilité électrique devient plus accessible", souligne Joris Vandenbroucke, échevin de la Mobilité.
Une coopération européenne
Le projet pilote se poursuivra jusqu'au 30 juin 2027 et s'inscrit dans le cadre du projet européen COPPER. Celui-ci réunit la Ville de Gand, l'Université de Gand, Fluvius, TotalEnergies, We Drive Solar et Mobilize Share autour de solutions énergétiques innovantes.
Le financement est assuré par le programme Interreg North Sea de l'Union européenne, la province de Flandre orientale et la Ville de Gand. Les résultats doivent permettre de mieux comprendre le rôle que les véhicules électriques pourront jouer dans un système énergétique flexible et durable.